Depuis quelques années, les LPWAN (Low-Power Wide-Area Networks, ou réseaux basses consommations à longue portée) révolutionnent le monde des objets connectés. À tel point que les mastodontes Google, Apple ou Amazon en font désormais leurs chevaux de bataille. Mais concrètement, les réseaux basses consommations, c’est quoi ?

Un réseau, des réseaux

Pour mieux comprendre ce qu’est un réseau basse consommation, commençons par distinguer les réseaux de communication radio existants. On distingue actuellement deux familles principales de réseaux de communication : 

  • Les réseaux à courte portée, qui émettent jusqu’à quelques mètres maximum (Wi-Fi, Bluetooth…)
  • Les réseaux à moyenne et longue portée, pouvant eux émettre jusqu’à plusieurs dizaines de kilomètres et correspondant aux réseaux cellulaires classiques, utilisés par exemple pour nos communications mobiles (GSM, LTE…).

Ce deuxième type de réseau nous intéresse particulièrement. Surtout utilisés pour les communications dites “Machine-to-Machine”, les réseaux à moyenne et longue portée proposent habituellement des débits élevés. 

Mais dans le cadre des objets connectés, qui ne communiquent quotidiennement que de faibles quantités de données à faible débit vers des serveurs sur internet (via le Cloud), les réseaux mobiles classiques apparaissent surdimensionnés et peu pertinents en termes de coût, puissance, infrastructures…

L’émergence des réseaux basses consommations

Avec environ 20 milliards d’objets connectés en service dans le monde en 2020, il devenait indispensable et urgent de trouver une solution viable. C’est donc pour permettre un traitement optimal de ces nouveaux équipements, à la capacité de mémoire et à la puissance de calculs limitées, qu’ont été créés de nouveaux types de réseaux : Les LPWAN (ou Réseau Bas Débit à Longue Portée). Via ces réseaux, il faut environ 10 fois moins d’antennes pour couvrir la même surface qu’un réseau cellulaire classique.

Les premières traces de ces réseaux remontent aux années 1980 avec la création de AlarmNet par la société ADEMCO, qui avaient pour objectif de traiter de petites données ne nécessitant pas l’utilisation d’un réseau puissant.. En parallèle, ARDIS, une filiale de Motorola développe un réseau de transmission de données en faible vitesse pour l’entreprise. Mais il faudra attendre plusieurs années avant de voir ce concept retrouver un second souffle.

SigFox & LoRa, deux fiertés françaises

Arrivé en 2009 et véritable fil conducteur pour la réémergence des réseaux de basse consommation, le réseau SigFox est l’un des pionniers les plus connus. Et (cocorico), c’est une strat-up Française qui en est à l’origine !

Le deuxième acteur majeur de la renaissance des réseaux basse consommation se nomme l’alliance LoRa . Lui aussi issu d’une initiative française, le réseau LoRaWan a vu le jour après le rachat de la startup par l’entreprise américaine Semtech. L’alliance est composée de plus de 70 acteurs qui ont pour ambition de développer le réseau à travers le monde.

Ces réseaux LPWAN sont aujourd’hui devenu la pierre angulaire de l’internet des objets (Internet of Things) et des relations m2m (“machine-to-machine”).

En observant l’essor de ces technologies, Invoxia a choisi de développer sa gamme de Tracker GPS en se basant sur ces LPWAN. De cette manière, nous sommes en mesure de vous proposer des produits de qualité, peu énergivores, donnant ainsi droit à une autonomie de batterie de plusieurs mois.

Pour aller plus loin:
https://www.frugalprototype.com/les-lpwan-ces-nouveaux-reseaux-de-linternet-des-objets/
https://www.link-labs.com/blog/past -present-future-lpwan

Alexandre

Alexandre

Passionné aussi bien par le football que par la rédaction et la création de contenu, Alexandre reste pour autant plus à l’aise dans le maniement des mots que dans celui du ballon rond !

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